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Contexte
de mise en place du Conseil de Développement Durable Dans
les années 70, des experts se sont inquiétés de l'impact
négatif que pouvait engendrer la croissance économique sur l'environnement
et les conditions de vie sur la planète. En
1987, le rapport Bruntland (1er ministre norvégien, rapporteur du projet
de la Commission mondiale pour l'environnement et le développement) donne
une première définition du développement durable en tant
que " développement qui répond aux besoins des générations
présentes sans compromettre la capacité des générations
futures de répondre aux leurs." Depuis le sommet
international de Rio en 1992 qui a débouché sur la notion d'agenda
21, le développement durable traduit une volonté politique et une
nécessité pour les sociétés contemporaines de considérer
l'avenir de manière globale et transversale en termes économique,
social et écologique. Pour assurer notamment cette transversalité,
le concept de Développement Durable s'appuie d'un point de vue méthodologique
sur un principe de " gouvernance ", c'est-à-dire de participation
des acteurs du territoire à la définition de la stratégie
globale et durable de développement du territoire. Dans
cette perspective, en 1999, la Communauté urbaine de Bordeaux a créé
une Conférence Consultative d'Agglomération (instance de dialogue
et de concertation avec les acteurs qui contribuent à faire le territoire,
et plus généralement avec la société civile), qui
est aujourd'hui devenue le Conseil de Développement Durable de la Cub (C2D). 
Compétences
du conseil de développement durable
Le Conseil
de Développement a, selon les compétences que
lui confère
l'article
26 de la Loi d'Orientation sur l'Aménagement et le
Développement Durable du Territoire,
dite loi Voynet du 25 juin 1999, un rôle consultatif
obligatoire dans l'élaboration, le suivi et l'évaluation
du contrat d'agglomération.
Il peut
être associé, à titre consultatif, à tout autre projet
qui engage l'avenir de l'agglomération bordelaise. Ainsi à chaque
étape d'un projet (diagnostic, programme d'action, suivi-évaluation),
le Conseil de Développement peut rendre un avis argumenté. Le
C2D peut être également, au travers des réflexions qu'il engage
en son sein, force de propositions en matière d'action nouvelles. C'est
d'ailleurs l'objet de la mission qui lui a été confiée en
février 2004 sur l'attractivité et le développement durable
de l'agglomération bordelaise. Enfin,
le C2D peut pratiquer l'auto-saisine et produire un avis sur un sujet ou un thème
qu'il considère comme important pour l'agglomération. 
Historique
du conseil de développement durable à la CUB Décembre
1999 : La Communauté urbaine de Bordeaux crée une Conférence
Consultative d'Agglomération. Composée de 41 membres chargés
de représenter les activités économiques, sociales et associatives
de l'agglomération, cette conférence assure une expression de la
société civile appelée à donner son avis sur les grands
projets d'agglomération. Octobre
2000 : Conformément aux directives de la loi Voynet pour l'aménagement
et le développement durable du territoire, la communauté urbaine
transforme la conférence consultative en Conseil de Développement
Durable de l'Agglomération Bordelaise (CDDAB). Le nouveau conseil rend
un avis favorable sur le projet de contrat d'agglomération. Juillet
2002 : Dans un souci de meilleure représentativité, la composition
du Conseil s'élargit à 68 membres, en intégrant 27 représentants
des habitants.
Année
2003 : La Cub consulte le conseil sur le Plan local
d'urbanisme (PLU), le Plan de déplacement urbain
(PDU) et l'associe à l'élaboration de la Charte
pour l'environnement vers le développement durable.
(synthèse
téléchargeable au format pdf)
Février
2004 : La Cub propose au Conseil de Développement durable de mener
une réflexion prospective sur la stratégie à mettre en uvre
pour renforcer la position de l'agglomération au sein de l'Europe. En s'appuyant
sur les critères utilisés par la DATAR en 2002 pour comparer le
rayonnement de 180 agglomérations européennes, trois groupes de
travail thématiques sont constitués avec pour mission la proposition
en juin 2005 d'une série de mesures concrètes alliant développement
durable et amélioration de l'attractivité de l'agglomération
bordelaise. Janvier 2005
: Alain Rousset succède à Alain Juppé à la présidence
de la Cub et du C2D. Il crée alors une direction composée de cinq
personnes au sein même des services de la CUB pour animer et coordonner
les travaux de ce conseil de développement durable (jusque là, ces
missions étaient assurées par des consultants extérieurs).
Octobre 2005
: Le C2D présente les conclusions de ses travaux sur
" le développement de l'attractivité de
la métropole dans une perspective de développement
durable " au président Alain Rousset. (synthèse
téléchargeable)
Celui-ci
invite alors les membres à une réflexion prospective (" Quelle
agglomération souhaitons-nous en 2020 ? "), ainsi qu'à la participation
à l'élaboration du futur Agenda 21 communautaire (qui constituera
la traduction concrète des enjeux identifiés dans la réflexion
prospective). Dans un premier temps, ces contributions se feront via trois groupes
de travail : - un sur la thématique du logement - un sur la Responsabilité
Sociale des Entreprises (RSE) - un sur l'Enseignement Supérieur et la
Recherche
Juillet 2006
: Les groupes de travail présentent leurs premières
conclusions en séance plénière du C2D
(synthèse
logement).

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