Située dans le sud-ouest de la France, la ville de Bordeaux est la capitale de la région Aquitaine ainsi que la préfecture de la Gironde. Grâce à son exceptionnel patrimoine architectural, son palpitant centre-ville et ses quais rénovés, cette ville est très séduisante et des centaines de personnes s’y installent chaque année. L’évolution des prix dans la ville de Bordeaux demeure cependant l’un des facteurs qui limitent l’immigration vers cette ville. Bien que le prix de l’immobilier y a connu une véritable baisse en 2017, il est désormais en hausse, ce qui inquiète aussi bien les politiques que les populations locales. Les informations ci-dessous vous permettront d’obtenir de plus amples précisions sur l’évolution des prix et la tendance actuelle de l’immobilier à Bordeaux.

Évolution des prix de l’immobilier dans la ville de Bordeaux

Jusqu’à quel niveau le prix de l’immobilier continuera-t-il à grimper à Bordeaux ? Telle est la question que se posent les autorités ainsi que les habitants de cette ville face à la déraisonnable flambée des prix durant ces dernières années. Les chiffres donnent en effet le vertige, car l’on note une évolution de plus de 248 % en vingt ans en ce qui concerne l’ancien sur les appartements. En conséquence, la ville de Bordeaux est désormais considérée comme la troisième ville la plus chère du pays après Paris et Nice. Actuellement, un ménage bordelais moyen qui comprend trois individus ne peut s’offrir dans sa ville qu’un logement de 40 m2. Cette situation est d’autant plus inquiétante dans la mesure où la moyenne nationale du pays se trouve autour de 69 m2.

Les causes de la hausse des prix de l’immobilier à Bordeaux

La hausse des prix de l’immobilier dans cette ville est essentiellement due au fait que cette dernière s’est exceptionnellement embellie avec l’arrivée du tramway au début des années 2000.

La rénovation du centre-ville ainsi que la transformation des quais ont aussi contribué à l’augmentation du coût de l’immobilier. L’attractivité de cette ville a également été accrue auprès des cadres parisiens par la mise en service en juin 2017 de la LGV.

Bordeaux s’étant alors retrouvée à 2 h 05 de la capitale française, le prix moyen par m2 pour un appartement a atteint 4243 euros. Bien qu’elle présente de nombreux avantages, l’attractivité de cette ville pose un véritable problème aux Bordelais, surtout aux primo-accédants qui ont désormais du mal à acquérir des biens immobiliers vu leur coût qui ne cesse d’augmenter. Pour limiter cette montée des prix, il s’avère alors indispensable de freiner l’accroissement du business de la location Airnb dans une partie de la ville. Il faudra également que les pouvoirs publics décident d’intervenir au plus vite.

Première baisse des prix constatée depuis deux ans

Pour la première fois depuis 2 ans, les prix de l’immobilier dans la ville de Bordeaux ont connu une légère baisse de 0,7 %.

Ce recul n’est cependant pas à négliger, dans la mesure où il dénote un moindre attrait des investisseurs à cause de la surchauffe des prix durant les précédents mois. La moyenne de la rentabilité brute n’était alors que de 3,7 %. Cette baisse est également due au fait que la limite du pouvoir d’achat des populations locales a été atteinte, or dans cette ville, 34 % des acquéreurs sont en réalité des investisseurs. Même si les prix à l’achat ont par la suite connu une légère flambée, ceux des loyers ont en revanche stagné et ils se situent actuellement autour de 13 euros pour chaque m2. Ces prix élevés ont notamment entrainé la baisse des demandes en biens immobiliers dans cette ville. Les prises de décision des différents acheteurs sont elles aussi plus longues.

Un ralentissement salvateur de la hausse des prix

Les prix de vente relevés dans l’ancien depuis l’année 2017 placent la ville de Bordeaux à la tête des villes de province les plus chères.

Devant Lyon et Angers, Bordeaux est la ville qui enregistre sur une année la plus forte hausse des prix de l’immobilier. Face à cette progression des prix, la pression de la demande se diffuse alors sur des communes environnantes comme Pessac et Mérignac, ce qui fait également que les coûts y sont eux aussi tirés vers le haut. Au cours de l’automne 2017, la hausse des prix de l’ancien a toutefois connu un certain ralentissement. Ce ralentissement s’est renforcé au fil des mois et elle concerne aussi bien les prix des appartements que ceux des maisons. Suite à une année 2017 plutôt flamboyante, les prix en matière d’immobilier se retrouvent à la baisse avec moins de 0,1 % en mai, soit moins de 0,5 % sur les deux derniers mois de l’année et moins de 0,2 % au début de l’année 2018.

Des investisseurs moins nombreux face aux prix élevés de l’immobilier à Bordeaux

L’on note à Bordeaux un retour à la normale du nombre d’investisseurs actifs. Sur la moyenne nationale, ces derniers représentent environ 16 % des plus actifs acheteurs du marché. Bien qu’ils aient atteint le chiffre record de 25 % au cours du quatrième trimestre de l’année 2017, ces acheteurs actifs ne représentaient à la fin de cette même année que 20 % du marché. Cette tendance a été confirmée au cours des derniers mois. Le stock de mandats et de biens mis en vente qui ont été confiés aux agents immobiliers est par ailleurs en baisse, ce qui confirme bien évidemment un retour à une activité normale. Il n’est toutefois pas sûr que cette baisse se poursuive, car le marché de l’immobilier dans cette ville se trouve dans sa meilleure période. La grande attractivité de Bordeaux constitue elle aussi l’une des principales raisons pour lesquelles le coût de l’immobilier y demeure élevé. L’on pourrait donc y assister à une hausse modérée des prix.
 

Une hausse de 4 % prévue pour l’année 2018

Cette baisse des prix se poursuivra-t-elle jusqu’au 2e trimestre ? Les prix vont-ils stagner ? Telles sont les questions que se posent les investisseurs et les populations de cette ville. Selon des prévisions réalisées par des experts, les prix de l’immobilier dans la ville de Bordeaux devraient connaitre une hausse de 4 % en 2018 à cause de la faiblesse des taux d’intérêt. Une baisse de 1 % des taux d’intérêt équivaut à 10 % en moins sur les coûts, alors que depuis 2011, ces prix ont varié en moyenne entre 4,2 % et 1,7 %. Cela représente notamment un gain de 25 % en matière de pouvoir d’achat. Ce constat a donc de quoi refroidir tous les espoirs des personnes qui souhaitaient enfin assister à une réduction des prix de l’immobilier dans la ville de Bordeaux.

Impact de la hausse des prix sur les logements étudiants à Bordeaux

Comme c’est le cas chaque année, la majorité des étudiants qui se trouvent dans l’agglomération bordelaise ainsi que ceux de Pessac et Talence doivent trouver un logement étudiant. Les places en résidence étudiante ou en cité universitaire étant très prisées, nombreux sont ceux qui n’ont pas la chance d’y accéder. Ces derniers devront alors se tourner vers les logements étudiants du secteur privé. La plupart des locations étudiantes dans cette ville sont des studios. Il faut aussi noter qu’environ 36 % des offres locatives proposées aux étudiants sont des meublés. Le logement étudiant à Bordeaux et Talence se loue en moyenne à 493 euros pour une surface de 30m2. Ce prix prend cependant en compte toutes les charges. Les étudiants qui ont une préférence pour les T2 en colocation devront quant à eux prévoir plus de 580 euros. La location d’un logement étudiant dans l’agglomération bordelaise demeure donc plutôt attractive et le prix élevé de l’immobilier dans cette ville n’a pas réellement d’impact sur elle.

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