Si vous êtes dans le domaine des BTP, vous devez certainement savoir qu’un chantier s’avère le lieu le plus accidentogène qui soit. En effet, tout se côtoie dans cet espace : les différents engins et véhicules, les matériaux lourds, les matériels dangereux, les ouvriers… Cela fait que les risques d’accident ne manquent jamais. Outre ce problème, il n’est pas rare que certains chantiers soient victimes d’un vol ou d’un acte de vandalisme. Autant de problèmes qui peuvent constituer un handicap pour la progression des travaux tout en engendrant des conséquences considérables sur le budget de la société chargée des travaux. Raison pour laquelle en tant que maître d’œuvre vous devez prendre des précautions idoines pour assurer le bon déroulement des opérations et réduire le risque d’accident lié aux employés, aux visiteurs, et aussi aux tiers. Voici quelques conseils pouvant vous aider à sécuriser une zone de chantier avec efficacité.

Fermer le chantier

Un chantier est un endroit très dangereux où seules doivent avoir accès les personnes autorisées. C’est pourquoi il doit être délimité par une barrière de chantier pour éviter toute intrusion. Ce n’est rien d’autre qu’une barrière de protection qui permettra de fermer les accès aux personnes extérieures. Le chef d’entreprise devra donc fermer notamment l’accès direct au chantier, les ouvertures vers les balcons, les étages supérieurs, les trous dans le plancher ou dans le terrain. Avec ces précautions, vous pourrez contrôler et limiter facilement les entrées/sorties et, de ce fait, être à l’abri des accidents. En veillant à la fermeture de la zone de chantier, vous évitez également les problèmes de vols.

Définir un périmètre de sécurité

En général, il est conseillé de faire attention aux abords de chantier, car personne n’est épargné des accidents. Le maître d’œuvre doit donc veiller à assurer la sécurité des abords de la zone de chantier en définissant un périmètre de sécurité surtout si les travaux se déroulent au bord d’une route. La mise en place d’une structure temporaire de type abri est vivement conseillée pour les travaux réalisés en extérieur. Pour réduire les risques, il faut employer des cônes, des rubans de signalisation, des piquets reliés par un ruban de balisage… Ces outils peuvent être également utilisés à l’intérieur du chantier pour signaler des trous par exemple. L’objectif principal de ce balisage de chantier est d’optimiser la protection de la zone de chantier. N’oubliez pas aussi de recouvrir à l’aide de films plastiques ou de bâches le sol, les murs ou toute autre surface jugée dangereuse.

Protéger les travailleurs et les visiteurs

un chantier Sur un chantier, les risques peuvent être de plusieurs types (mécaniques, physiques, chimiques, biologiques, radiologiques, psychosociaux) et varient selon les activités effectuées. Face à cette situation, le chef d’entreprise étant le premier responsable de la sécurité de toutes les personnes qui interviennent sur le chantier doit fournir au personnel des EPI (équipements de protection individuels) nécessaire au bon fonctionnement des travaux. Mais cela ne se limite pas seulement aux ouvriers. C’est lui qui assure également la sécurité de toutes les personnes qui sont susceptibles de venir sur les lieux et qui ignorent tous les risques et les dangers auxquels ils peuvent être exposés. Il s’agit par exemple du fournisseur de matériaux, du propriétaire qui peut parfois être accompagné de membres de sa famille et d’autres visiteurs. Par conséquent, en fonction des travaux effectués, le port de certains équipements comme les chaussures de sécurité, les gants de sécurité, les masques, les lunettes de protection, et même des vêtements de travail (blouse, combinaison, etc.) doivent être imposés aux visiteurs à l’entrée du chantier. Si par exemple, des engins sont présents sur le chantier, tous les intervenants devront porter des vêtements à haute visibilité (souvent à bandes réfléchissantes, et fluo). Ce genre de vêtement doit respecter la norme EN NF 471. Si ce sont des travaux en hauteur qui sont faits sur le site, tout le monde doit porter des casques conformes aux normes EN NF 397 et 812.
En outre, certains travaux peuvent exiger aux travailleurs également de s’équiper d’autres Équipements de Protection Individuelle spécifiques notamment les vêtements anti-déchirures, les casques anti-bruit, les tabliers, les lunettes de protection, le masque de soudeur, etc.

Prévenir les personnes extérieures

Il faut absolument prévenir les personnes extérieures sur les zones à risques si les travaux ont lieu sur une zone de passage. Pour cela, il faut utiliser autant que possible des panneaux de signalisation. Ces signalétiques sont installées pour avertir les individus qui vivent et qui circulent aux alentours du chantier des dangers éventuels qu’ils courent (chute de matériel, passage d’engins de chantiers, outils dangereux, présence de matières dangereuses…). Il en existe de différentes sortes. Nous avons :

  • Des balises d’information ;
  • Des panneaux et pictogrammes danger ;
  • Des panneaux temporaires.

De plus, mis à part les panneaux de signalisation, vous pouvez aussi utiliser des équipements urbains et la peinture au sol pour indiquer un chantier aux usagers de la voie publique et les prévenir du danger.

Bon à savoir : Il faudra veiller à ce que les panneaux de signalisation utilisés correspondent aux travaux à réaliser, s’adaptent à l’environnement existant et jouissent d’une bonne visibilité/lisibilité.

Bien ranger le chantier

Le matériel non rangé constitue un facteur non négligeable d’accidents. En effet, un matériel qui traîne est un risque pour les travailleurs opérants sur le chantier. Il peut engendrer des chutes ou des chocs pendant les allées et venues. Pour cela, il faut veiller à ce que les matériaux comme les sacs de ciment, le sable, le gravier, les bastaings, etc. ou les équipements de chantier soient stockés et entreposés dans des zones dédiées. Cela peut être des étagères ou des caisses, mais il faut à tout prix s’arranger pour créer une zone de stockage provisoire. Le fait d’avoir un lieu de stockage permet au personnel de travailler dans un endroit dégagé et évite également les vols.

Bien gérer les déchets

Lorsqu’on parle de chantier, il est évident qu’on pense automatiquement aux déchets (végétaux, gravats, chutes de matériaux, emballages, etc.). Ces derniers, à l’instar des outils et matériaux, occupent dans la majorité des cas une grande place sur les chantiers à tel point qu’ils peuvent rapidement causer des accidents de diverses natures (chutes, chocs, glissades, coupures, etc.). Pour être à l’abri de ces situations, vous devez trier et stocker les déchets dans un endroit situé en dehors du chantier. Si vous n’avez pas un endroit de stockage particulier, vous pouvez mettre ces déchets dans des seaux, une benne ou sur une bâche, en fonction de leurs propriétés. Le but est de rendre le chantier le plus propre possible. Vous pouvez ensuite trouver des entreprises spécialisées de déchetterie qui effectuent le recyclage des déchets préalablement triés sur un chantier.

Attention ! Il est interdit de brûler les déchets. C’est une pratique qui nuit à l’environnement et à la santé des personnes.

Identifier les intervenants sur chantier

un chantier Un bon chef d’établissement doit pouvoir distinguer les différentes personnes qui interviennent sur son chantier, qu’il soit salarié ou visiteur autorisé. Cela y va également de la sécurité du chantier. Pour y arriver, il est conseillé de concevoir des badges. En fait, comme vous le savez, plusieurs catégories de corps opèrent en même temps sur un chantier. En mettant en place des techniques qui vous permettent de les identifier, vous contrôlez tout ce qui se passe sur le site et évitez en même temps les intrusions. Toujours dans cette optique, vous pouvez également élaborer pour les visiteurs des procédures ou des lignes directrices liées au moment de visite et à l’âge approprié pour avoir accès au chantier. Vous pouvez par exemple interdire aux enfants de venir sur le chantier ou autorisez seulement les visites sur rendez-vous.

Installer des équipements de télésurveillance

Les vols de matériaux ou d’accessoires sont très fréquents sur les chantiers. Si vous ne voulez pas être victimes de ces désagréments, la meilleure solution est d’installer sur le chantier des dispositifs d’alarme, des caméras de surveillance ou des détecteurs de mouvement. Ces équipements ont un grand pouvoir de dissuasion et permettent de surveiller en permanence et en direct votre chantier.

Sécurisation du chantier : que dit la loi ?

Vu tous les risques relatifs à un chantier, la législation française a établi des règles que tout chef de chantier, chef d’entreprise ou entrepreneur doit respecter pour bien protéger un chantier dont il a la charge. En fait, les termes de la loi divergent généralement en fonction de la zone de chantier.

Sur un terrain privé

Il faut notifier qu’aucune règlementation particulière ne s’impose pour les travaux se déroulant sur les terrains privés. Néanmoins, en cas d’accidents, c’est le chef de chantier ou le propriétaire du terrain qui sera tenu pour responsable. Le maître d’œuvre a donc le devoir de prendre des précautions en matière de barrières, EPI, balisage telles que nous nous sommes évertuées à l’expliquer dans les sections précédentes.

Sur un territoire public

Au cas où les travaux se passent sur un domaine public, la règlementation se révèle beaucoup plus stricte. Ainsi, la loi relative à la signalisation routière rentre en application en cas d’empiètement sur un trottoir, un terrain ou une voirie. Elle est très rigoureuse, car elle découle de nombreux arrêtés interministériels. Si à cause des travaux, il doit avoir des changements temporaires en ce qui concerne la circulation des voitures ou des piétons, vous devez obligatoirement mettre des signalisations pour permettre aux usagers de mieux s’orienter et vous comporter pour éviter le danger. Aussi, la signalisation doit être adaptée à la nature et à la configuration de la voie publique.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here